Comment l’hypnose peut vous accompagner dans votre perte de poids

Bonjour, je me présente, je suis Sophie Boidin, médecin généraliste phytothérapeute. Je pratique l’hypnose Ericksonienne, je m’intéresse également à la micronutrition depuis quelques années maintenant et je réalise de nombreux suivis de patients qui cherchent à trouver ou à retrouver une relation plus saine avec leur alimentation. Je suis amenée à voir des patients qui présentent des troubles alimentaires, des conduites addictives, des troubles émotionnels reliés à l’alimentation mais également tout simplement des patients qui souhaitent retrouver un bien-être général et une relation plus saine avec la nourriture. Et nous savons que la santé mentale et physique passe bien évidemment par l’alimentation.  Je vais tenter de vous apporter ma méthode, avec cette approche globale où vous découvrirez les bienfaits de l’hypnose afin de retrouver une liberté dans votre relation avec l’alimentation dans l’objectif d’une future perte de poids

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Il est possible que certains passages (un peu plus théoriques) soient plus compliqués notamment la première partie qui parle de neurophysiologie mais je pense que ces notions sont essentielles à comprendre. Savoir comment fonctionne notre cerveau, c’est un peu comme une notice explicative d’un appareil que vous cherchez à faire fonctionner. Une fois que vous avez eu ces informations, tout devient plus évident !

Nous allons parler d’une méthode alimentaire afin de vous aider dans la prise en charge de votre poids. Nous ne parlerons pas de régime alimentaire ni de restriction mais plutôt d’une alimentation santé recentrée sur vous-même, de reconditionnement et de gestion de vos comportements alimentaires. En étant centré sur son corps avec l’écoute des signaux internes de sa faim et de sa satiété, petit à petit vous retrouverez votre propre rythme alimentaire interne. On parle également d’horloge biologique ou de chronobiologie. Ce qui est différent que de manger à des horaires fixes imposés.

Quelques notions de neurophysiologiques

Commençons par des notions neurophysiologiques de la régulation de la faim. Je vais tenter de vous en faire une explication simplifiée.

L’hypothalamus est une glande du cerveau impliquée dans la régulation de nombreuses fonctions de l’organisme telles que la température corporelle, la fréquence respiratoire et cardiaque, la soif, les cycles du sommeil, le cycle menstruel féminin, le comportement sexuel, les émotions et j’en passe mais également dans la faim. Vous le comprendrez, toutes ces fonctions sont incontrôlables et donc y compris la faim. Il est situé dans une région qui se trouve au cœur du cerveau et qui sert de pont entre le système nerveux autonome (ou neuro-végétatif, indépendant de la volonté) et le système endocrinien. Voici une notion simple à retenir, plus on se situe au cœur du cerveau, plus le mécanisme est inconscient, c’est une zone bien plus puissante que la volonté.

L’hypothalamus appartient au système limbique appelé autrefois le cerveau émotionnel constitué de l’hippocampe (structure impliquée dans la formation de la mémoire à long terme), des noyaux gris centraux (qui interviennent dans la gestion des émotions et de la motivation) et de l’amygdale (structure essentielle au décodage des émotions). Ce système limbique appartient au système nerveux neurovégétatif responsable des fonctions non soumises au contrôle volontaire.

Tout ceci pour vous dire en résumé qu’un régime alimentaire avec des restrictions au niveau cognitif (comme des interdictions de certains aliments, des privations, l’absence de petits plaisirs) est un combat qui peut être perdu d’avance. Notre méthode visera donc à être à l’écoute de vos émotions, et ainsi éviter l’épuisement de votre volonté.

Finalement ne cherchons pas à contrôler ce qui est incontrôlable !!

Définition de Restriction cognitive

La restriction cognitive : Intention de contrôler ses apports caloriques en s’imposant un ensemble d’obligations et d’interdictions alimentaires dans le but de maigrir ou de ne pas grossir.


L’idée est que la personne souhaitant maîtriser son poids (typiquement le réduire) va essayer d’avoir une alimentation contrôlée par des facteurs externes (cognitifs) et non plus par les facteurs internes (homéostasieénergétique et métabolique).

Cette démarche va mener progressivement à un effacement des signaux physiologiques (faim, satiété) derrière les processus de mentalisation et les émotions. Le contrôle cognitif et les croyances alimentaires de la personne vont donc devenir prédominants sur les mécanismes régulateurs naturels du corps. En pratique il s’agit davantage d’une intention de contrôle que d’un contrôle effectif car le corps dispose de mécanismes puissants pour assurer son homéostasie, il va donc y avoir une alternance entre des phases de contrôle et des phases de pertes de contrôle de la personne.

Savez-vous combien de neurones intestinaux nous possédons ?

100 milliards de neurones cérébraux communiquent avec le nerf vague aux 100 millions de neurones intestinaux et cette communication est permanente entre notre premier cerveau et notre deuxième cerveau.

Retenez bien le but de cette méthode qui est de manger à votre faim quand vous avez faim jusqu’à satiété en respectant votre propre horloge biologique.

Les 6 motivations pour s’alimenter

Les 6 motivations pour s’alimenter autre que l’écoute de nos besoins selon Lise Bourbeau, écrivaine canadienne spécialiste du développement personnel (Je vous conseille ce livre « stop au contrôle »

  • Alimentation par principe (Peur de gaspiller, peur de déplaire avec l’incapacité de dire non, peur de s’exprimer, peur du jugement, peur des conséquences)
  • Alimentation par habitude (horaires fixes, 3 repas par jour, par anticipation par peur d’avoir faim)
  • Alimentation par gourmandise (attirance vers certains aliments, par les stimulis extérieurs) (Les personnes en surpoids sont d’ailleurs plus fragiles face aux stimulis)
  • Alimentation par émotion (l’émotion ressentie vous pousse à manger quelque chose, Se sentir en manque ou avoir une émotion en consommant un aliment)
  • Alimentation par paresse (un plat préparé par exemple)
  • Alimentation par récompense (frustration suite à l’absence de plaisir, ou après avoir réalisé une tâche dont vous êtes fiers)

Avec ces 6 motivations, on devient vite asynchrone de sa faim.

En allant au-delà de ces 6 motivations, vous retrouverez votre propre chronobiologie.

Commençons par la première étape de notre méthode alimentaire

Tout d’abord, il est important de distinguer :

  • Nos émotions (joie, tristesse, colère, frustration…)
  • Nos sensations physiques (tensions ou faiblesses musculaires, fatigue, palpitations, angoisse, nœud au ventre, sensations de soif, de faim…)
  • Nos besoins (besoin vitaux ou physiologiques, besoin de sécurité et de protection, besoin d’amour ou d’appartenance, besoin d’estime de soi, besoin de se réaliser)

Parfois certains patients ne savent même pas quelles sont leurs sensations internes de faim et ne les distinguent pas des autres sensations physiques. Pour cela je conseille de faire une petite épreuve de jeûne (à répéter si besoin). Je m’explique, un matin quand vous avez le temps, vous buvez simplement une petite tisane et vous laissez monter la faim pour en ressentir tous les signaux que vont émettre votre corps et cela va vous permettre de prendre ou de reprendre conscience de vos sensations de faim.

Grille de la faim pour décrire vos sensations de faim / ce que vous avez mangé

Si vous reprenez confiance en votre corps et en ses capacités à savoir vous exprimer ses besoins et surtout si vous prenez le temps d’écouter votre corps, vous serez surpris de ressentir de multiples signaux internes.

Prenons un exemple typique de patient que je peux voir au cabinet qui rentre fatigué du travail, exténué de sa journée ayant eu de nombreux moments de frustrations, peut-être de colère, qui s’est oublié toute la journée sans aucun plaisir. Souvent ce patient me dit qu’en rentrant à la maison, la première chose qu’il fait est d’ouvrir le frigo et de grignoter quelque chose sans forcément ressentir de sensations de faim. Ce patient ne sait même pas dans quel état émotionnel il se situe, ne prend pas le temps (ne serait-ce qu’une minute) de ressentir ses sensations physiques et de déceler son ou ses besoins.  Et cela devient comme un rituel incontrôlable pour lui générant souvent une souffrance d’observer sur son corps les quelques kilos qui l’empêchent d’être dans son poids de forme.

Voici typiquement l’autoroute alimentaire que votre inconscient est en train de créer avec ce piège de « l’alimentation-consolation ». Le but est de barrer cette autoroute alimentaire et de montrer à votre inconscient que l’on peut emprunter de nouveaux chemins. Il n’y a pas que l’autoroute pour rejoindre votre destination de vacances, il y a de jolies routes nationales et départementales où le peut prendre le temps d’observer le paysage et il n’y a pas qu’une seule destination de voyage mais tant de jolis endroits à découvrir. Vous allez bientôt comprendre le sens de cette métaphore.

Un peu de théorie :

L’émotion est une force psychologique consciente ou inconsciente qui incite un individu à agir de telle ou telle façon.

Hypnose perte de poids
  •   A : Evènement (ce qui se passe)

 Dans l’exemple : retour d’une journée difficile de travail

  •   B : ma pensée (ce que je me dis, souvent je n’en ai pas conscience car cela va tellement vite)

 Dans l’ex : « Je ne supporte plus mon rythme de travail où je n’ai plus le temps de m’occuper de moi »)

  •   C : mon émotion (ce que je ressens)

Dans l’ex : frustration, colère

  •   D : mon comportement automatique (ce que je fais sans vraiment réfléchir et parfois de façon incontrôlable, ce comportement réflexe est d’autant plus intense que mon émotion est forte)

Dans l’ex : ouverture automatique du frigo et grignotage

  •   E : les conséquences (qui transforment mon acte en cercle vicieux)

Dans l’ex : prise de poids, sentiment d’échec de ne pas arriver à mon plan alimentaire, culpabilisation

Ce qui entretient l’étage de la pensée (étage B). Le but est de casser ce cercle vicieux pour éviter de venir amplifier vos pensées négatives, éviter ainsi des émotions encore plus fortes et ainsi éviter un comportement automatique encore plus néfaste.

Ce que l’on peut observer c’est qu’il n’y a pas de lien direct entre l’événement A et votre façon de réagir (étape D). C’est ce que j’appelle l’autoroute alimentaire.

Comment créer de nouvelles routes ?

Imaginez si ce patient, en rentrant chez lui puisse prendre un petit temps (ne serait-ce que quelques minutes au départ puis à force quelques secondes suffiront) pour analyser sa pensée (ce qu’il se dit), son émotion (ce qu’il ressent : colère, frustration) puis son besoin. Ici peut-être que son besoin est de se faire plaisir (aller balader, prendre du temps pour lui, exercer un loisir qu’il aime) puisqu’il s’est oublié toute la journée et peut-être que dans un deuxième temps, cela lui permettra de réaliser qu’il a peut-être besoin de réorganiser sa vie professionnelle.

Et là votre inconscient est entrain de créer de nouveaux chemins.  

Vous pouvez vous aider au départ avec cette petite grille d’analyse fonctionnelle (Événement/Comportement/Émotion/ Sensations physiques/Besoins).

Il est fréquent que je remette cette grille à mes patients lors des premières consultations pour qu’ils puissent faire, dans un premier temps, l’effort de mettre à l’écrit ce qu’ils pensent et ce qu’ils ressentent, cela deviendra vite un automatisme qui entrera dans l’inconscient.

Comment l’hypnose peut libérer votre relation à l’alimentation

Nous allons maintenant découvrir des techniques d’hypnose qui vont vous permettre de repérer vos pensées négatives afin de libérer votre relation à l’alimentation.

Voici la deuxième partie de notre méthode alimentaire pour en finir avec nos comportements alimentaires compulsifs !

Pour rappel, grâce à la première partie, nous savons maintenant que la faim est incontrôlable car elle est régulée par une glande du cerveau (l’hypothalamus) qui appartient à notre cerveau émotionnel (ou système limbique) lui-même responsable de notre système nerveux neurovégétatif.

Vous avez peut-être réalisé une ou plusieurs petites épreuves de jeûne matinal pour observer vos sensations internes de faim et les différencier avec les autres sensations de votre corps.

Et vous avez peut-être complété votre grille d’analyse pour vous observer face à une situation : votre pensée, votre émotion, votre comportement et votre besoin pour recréer ces nouveaux chemins dans votre inconscient !

Vous allez me dire, mais qu’est-ce que mon inconscient ? Qu’est-ce que mon inconscient a avoir là-dedans ?

 « L’Inconscient correspond à tout ce qui est en dehors du conscient ! » Pour M.Erickson, l’inconscient n’est pas seulement un réservoir de refoulements, de traumatismes. C’est aussi un réservoir de ressources inexploitées avec un sujet qui reste toujours actif de son changement. L’hypnose peut apporter la solution à un problème qui semble insoluble ou plus fort que votre volonté, tout simplement car l’hypnose utilise un autre mode de fonctionnement de notre cerveau. 

Comment aller au-delà de nos pensées ?

Souvent les patients évoquent de multiples pensées en eux qu’ils n’arrivent pas à contrôler et qui altèrent leur santé mentale. Vous savez ces petites pensées diaboliques qui tournent en rond…

Tout d’abord, il est essentiel de repérer les pensées automatiques négatives qui surviennent à l’esprit, devenues si habituelles dans notre dialogue interne, parfois si anciennes et donc si inconscientes ! Ce sont souvent de nombreux jugements de valeur négatifs.  « J’ai toujours eu ces kilos en trop », « c’est familial, on est tous en surpoids » ; et des anticipations comme, par exemple, « Les autres ne m’accepteront jamais » ou encore « J’ai repris un kilo, je vais en reprendre dix ».

Hypnose perte de poids

Puis le but est de repérer vos distorsions cognitives ou biais cognitifs (plus simplement vos pensées qui se tordent en vous et qui fonctionnent mal).

Je vais vous en citer quelques-unes mais ce sont des notions que vous trouvez en psychothérapies cognitivo-comportementales (en TCC).

Les termes peuvent vous paraître compliqués mais en réalité c’est tout simple, les exemples sont plus parlants.

– L’abstraction sélective ou globalisation : On a tous tendance à ne retenir qu’un détail d’un événement et à l’interpréter hors de son contexte. Par exemple un patient qui décide de ne plus s’acheter de chocolat pendant un certain temps, va avoir l’impression que dans les magasins il y a du chocolat partout, négligeant dans sa perception tout ce qui n’est pas du chocolat.

– L’anticipation anxieuse ou tendance à prévoir le pire : C’est la conviction et la prédiction d’un échec ou de la tournure négative d’un événement. « Je suis certaine que je ne perdrais jamais de poids ». Le but sera donc de changer cette perception (Personnalité anxiodépressive).

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– Disqualification du positif : Transformer une expérience neutre ou positive en un vécu négatif. « Ces compliments ne comptent pas vraiment… »

– L’inférence arbitraire ou conclusion hâtive : Conclusions tirées sans preuve évidente et on y adhère sans même s’en rendre compte. « Je vais rester en surpoids toute ma vie » « Deux carrés de chocolat me font grossir ! »

– La personnalisation du discours ou l’attribution personnelle : Relier des événements particuliers à sa propre personne. « Ce qui arrive est ma faute, j’ai tout gâché »  Cela est très fort lorsqu’on est enfant car l’enfant est autocentré, cela fait partie de notre développement.

– La maximisation du négatif ou la minimisation du positif : Ne retenir que les événements négatifs (dramatisation) et négliger les positifs, exagérer ses erreurs et minimiser les points forts. Tendance à ne se souvenir que des jours de pluie et pas des jours de soleil. Par exemple la prise d’un kilo pendant les fêtes de fin d’année est considérée comme catastrophique alors que les 15 kg précédemment perdus ne sont pas pris en considération.

– Le raisonnement dichotomique : Loi du tout ou rien, sans nuance intermédiaire / nos pensées binaires (bien / mal, bon/mauvais). L’exemple qui revient le plus souvent est ne rien manger du tout ou manger avec excès.

– Le raisonnement émotionnel : Considérer ses sentiments comme des preuves. « Si je me sens angoissée, c’est bien que quelque chose ne va pas ». C’est une tendance à s’attarder sur un petit détail dans un travail ou dans une situation, d’une manière péjorative qui fait percevoir l’ensemble négativement. Ce processus de filtrage se retrouve souvent chez les personnes idéalistes, exagérément sensibles, critiques

– Généralisation : Règle générale édictée à partir d’un fait spécifique.  Par exemple : « J’ai grossi d’un kilo, je ne vais plus pouvoir m’arrêter »

– Les fausses obligations ou injonctions paradoxales : Se fixer arbitrairement des buts à atteindre. « Je dois, il faut que…, je dois absolument faire ». Vous pouvez vous amuser à retirer ce type de formulation de votre discours ! Pas évident comme petit challenge !

-L’étiquetage : Jugements définitifs que l’on pose sur soi-même ou sur les autres.
Manière de catégoriser, de stigmatiser  

En repérant vos pensées dysfonctionnelles, vous faites déjà un grand pas vers le changement car inconsciemment, vous allez réintroduire un peu plus de souplesse en vous et entraîner une restructuration cognitive. Vous allez au départ chercher à remplacer ces pensées toxiques (limitantes) en des pensées alternatives (constructives, plus subtiles, motivantes) puis cela se fera de façon plus naturelle. Vous pouvez simplement vous dire dans votre tête « ce que je pourrais me dire de plus réaliste, plus positif… ? »

Là on est vraiment dans la thérapie cognitivocomportementale !

Quelques pistes pour restructurer ses pensées :

Pour l’abstraction sélective, quand on a tendance à ne retenir qu’un détail d’un événement, on peut parfois utiliser un recueil de données (des auto-observations) à faire à la maison pour faire porter son regard vers ce qui va bien.

En hypnose, je réaliserai peut-être une séance sur une ouverture du regard, un peu comme lorsqu’on l’on arrive au sommet d’une montagne et que l’on peut observer tout le panorama. Ou un photographe qui passe du « mode macro » au « mode paysage » en utilisant un nouvel objectif sur son appareil photo ou en dé-zoomant. Cela permet d’ouvrir le regard et de se rendre compte de tout ce qu’il y a autour. C’est une ouverture du champ du regard et ainsi une ouverture du champ des possibles ! 

Hypnose perte de poids

Pour la disqualification du positif, la maximisation du négatif, les fausses obligations, on peut évoquer l’un des 4 accords toltèques « Que votre parole soit impeccable avec vous-même et avec autrui ». La parole est un outil qui peut détruire ou au contraire construire si vous décidez de prendre ce chemin. N’oubliez pas le pouvoir des mots sur la réalité, sur votre réalité !  Voilà pensez à votre parole bienveillante !

L’hypnose permet d’accéder à votre monde intérieur et surtout à votre imaginaire. En cultivant votre monde imaginaire, vous accédez au langage de votre inconscient et ainsi à ses ressources, ce qui pourra alors entraîner de grands changements en vous.

Imaginez-vous si vous pouviez choisir les filtres de votre propre regard sur ce qui vous entoure. Un peu comme une paire de lunettes solaires où l’on peut choisir tels ou tels filtres de couleurs, de luminosités avec votre propre indice de protection pour ressentir un confort optimal en fonction des situations dans lesquelles vous vous trouvez.

Hypnose perte de poids

Et bien, il m’arrive fréquemment en séance d’hypnose de créer une séance complète dédiée à la création de vos propres lunettes sur votre réalité et d’utiliser tous les filtres protecteurs que l’on souhaite.  Et l’on peut, après avoir bien créé ces lunettes y ajouter notre bulle de protection où l’on se sent en sécurité.

L’hypnose permet de mobiliser des ressources incroyables en vous, dont vous n’aviez certainement pas conscience.

Nos schémas cognitifs

Ce qui est également important, c’est de rechercher vos propres schémas cognitifs qui représentent l’ensemble de vos croyances ou de vos convictions intimes que vous entretenez sur vous-même et sur le monde, par exemple « Pour être heureux, il faut être mince… », « Pour réussir dans la vie, il faut être parfait et tout faire parfaitement… ». L’origine de ces schémas peut venir de l’inconscient collectif, de notre société, de notre éducation (Il est fréquent que le patient se souvienne de propos qui l’ont marqué dans son enfance) mais parfois malheureusement de traumatismes, d’événements de vie difficiles, de règles familiales strictes ou au contraire déficitaires.

Mais comment aller au-delà de nos croyances qui sont souvent bien ancrées ?

Je me permets de faire un aparté sur L’Ego :

L’Ego désigne le moi, c’est-à-dire la représentation et la conscience que tout individu a de lui-même. D’une façon simple, l’Ego est l’ensemble de nos croyances, tout ce que l’on croit de nous, des autres et du monde. 

Pour changer une croyance, je peux, en prenant conscience que cette croyance forte et parfois erronée qui altère ma qualité de vie, peut être remise en cause en mettant mon égo au repos et en observant qu’il n’y a pas qu’une réalité sur terre. Cela n’est pas facile car l’Ego déteste avoir tord mais vous êtes face à un choix à faire : Soit vous restez avec votre croyance forte mais qui ne vous rend pas heureux, vous aurez donc peut-être l’impression de ne pas avoir tort ou plutôt l’impression d’avoir raison (à défaut des autres qui ne pensent pas comme vous mais qui sont peut-être plus heureux), soit vous remettez en cause votre croyance et vous créez une nouvelle représentation plus agréable de vous-même ou de ce qui vous entoure et vous devenez plus heureux.

“ Chacun développe ses croyances et ce que l’on croit devient notre réalité ” – Laurent Gounelle (L’homme qui voulait être heureux).

 « Il n’y a pas qu’une réalité mais des milliards de réalités en fonction des milliards d’individus qui vivent sur cette terre, des 7.7 milliards d’habitants sur cette planète. ».  Chacun voit le monde différemment, chacun a son propre langage intérieur et à tout moment si votre réalité ne vous convient pas, vous pouvez la modifier.

Aimer son Ego ne veut pas dire ne pas le changer. Cette prise de conscience active nous fait dire que nous faisons un travail sur nous-même.

Le concept « Les 5 blessures de l’âme »

Tout ce que je viens d’évoquer est d’autant plus difficile à mettre en place quand on est face à une (ou plusieurs) blessures émotionnelles présentes depuis l’enfance parfois même renforcées par des événements ou des traumatismes de vie.

Le concept « Les 5 blessures de l’âme (ou de l’être) » a initialement été mis en lumière dans les travaux de recherches du psychiatre américain John Pierrakos et repris par Lise Bourbeau.

On y retrouve donc le rejet, l’injustice, l’humiliation, l’abandon et la trahison. Chacune de ces blessures amène à se forger un masque au fil du temps qui s’installe à une période de l’enfance : masque du fuyant, masque du rigide, masque du dépendant, masque du contrôlant, masque du masochiste.

Hypnose relation alimentation

Prenons l’exemple de la blessure émotionnelle du rejet, imaginez un patient qui a vécu cette blessure au cours de son enfance (par ex départ de l’un des parents), cette dernière a peut-être été renforcée par d’autres événements vécus ou interprétés de cette manière par l’enfant avec son regard encore immature. Progressivement, il ancre cette croyance de rejet dans son Ego et va se construire en fonction de cette dernière, il commence à porter inconsciemment son masque du fuyant où il se fait oublier, où il cherche à passer inaperçu, où il refoule ses émotions au lieu de les exprimer. Finalement, il cherche à se rejeter même si on fond de lui il désire être aimé. 

Si ce sujet vous intéresse, je pourrai éventuellement le détailler une prochaine fois en prenant le temps de vous expliquer chaque blessure, la croyance qui en résulte et les comportements que cela génère.

Alors comment changer son regard vers le monde?

J’évoque souvent l’histoire de 2 hommes qui se baladent en forêt, l’un a le regard tourné vers le sol (posture du corps que l’on observe souvent chez les personnes en souffrance, les yeux sont baissés, les épaules sont courbées et tombent, la respiration est courte parfois même bloquée…). L’autre homme porte son regard vif loin devant lui, la tête est droite, les épaules sont redressées, la respiration est calme ouverte et légère. Comment va se passer cette balade pour ces deux hommes sur le même chemin ?

Le premier n’observera probablement que le sol de cette forêt, peut-être une terre boueuse parsemée de pierres qui risquent de le déséquilibrer dans sa marche voir même de le faire chuter. Le second sera peut-être captivé par les couleurs de cette belle végétation, les yeux pourront voir les petits bouts de ciel bleu au milieu du feuillage des arbres, les oreilles pourront entendre le chant des oiseaux, percevoir les agréables petits craquements des feuilles, le nez sentira le parfum des plantes et des fleurs qui l’entourent, le corps pourra ressentir l’équilibre de la marche, l’activation des muscles dans cette avancée vers le cœur de la forêt, la conscience explorera toutes les sensations que vous offre la nature et prendra peut-être le temps de goûter à un fruit cueilli sur un arbre, pendant que la respiration se sent libre et légère…

Et lors de cette balade, l’inconscient aura nourri ses émotions agréables.

hypnose relation alimentation

Sans vous en rendre compte, vous venez de rentrer dans un petit état de conscience modifiée (ce que l’on appelle une trans-hypnose) et sans vous en rendre compte vous venez peut-être de modifier votre regard, votre posture.

L’importance de la posture dans notre état émotionnel.

Quand l’état émotionnel s’apaise, la posture se libère et vice versa. Vous pouvez aussi agir au départ sur votre posture et cela modifiera inconsciemment vos émotions.

Le voyage culinaire hypnotique

Nous venons d’évoquer l’importance de repérer nos biais cognitifs ou distorsions cognitives afin de pouvoir remplacer ces pensées toxiques (limitantes) en des pensées alternatives (constructives, motivantes). Rappelez-vous de cette formulation : « ce que je pourrais me dire de plus réaliste, de plus positif… ? » Nous avons introduit l’hypnose comme fabuleuse voie de restructuration cognitive, vous vous êtes peut-être fixé comme objectif de perdre du poids ou de le maintenir ! Je pense que vous avez tous bien choisi votre paire de lunette avec les bons filtres protecteurs pour observer votre réalité ! Votre langage intérieur a déjà peut-être changé avec l’apparition de nouvelles croyances plus agréables et vous avez peut-être bien avancé sur la voie de cette parole impeccable envers vous-même et envers autrui.

Nous avions terminé par l’importance de la posture sur votre état émotionnel. J’expliquais que quand l’état émotionnel s’apaise, la posture se libère et vice versa. Vous pouvez aussi agir au départ sur votre posture et cela modifiera inconsciemment vos émotions.

Le jeu postural

Cherchez quelque chose qui vous met fortement en colère, pensez-y fortement…  Votre position va probablement se refermer, vos mâchoires vont se crisper, vos dents et vos poings vont peut-être se serrer, votre faciès va se modifier… et le niveau de votre colère est sans doute fort.

Et maintenant pensez à la même chose mais en vous obligeant à rester bien droit, les épaules bien ouvertes, réalisez un sourire sur vos lèvres et observez…  Le niveau de colère est naturellement moins fort.

La façon de se tenir, la gestuelle et l’expression du visage ont une grande influence sur notre état psychologique et par conséquent sur notre état émotionnel qui lui-même conditionne, dans une grande mesure, notre santé physique et mentale. Ce qui m’amène à évoquer l’importance cruciale de notre respiration qui est le moyen le plus simple et le plus naturel pour influencer notre état psychologique.

Pendant mes séances d’hypnose, il fréquent de voir au cours de la séance, quand les blocages émotionnels se lèvent, d’observer des modifications inconscientes de la posture et une levée d’un éventuel blocage au niveau de la respiration. 

Et j’invite souvent le patient à se positionner debout et à chercher sa bonne posture, les pieds bien à plat, bien ancrés au sol, écartés de la largeur des épaules, la tête est bien redressée pour dégager la cage thoracique, le bassin est placé de manière à ne pas basculer vers l’avant ou l’arrière, le regard porte bien loin, le ventre respire et le faciès est détendu souriant.

Activer son système parasympathique

Puis nous pouvons chercher également la bonne posture assise dans l’optique de déguster un repas. Ce qui me permet de vous parler maintenant de l’importance de manger en pleine conscience dans le calme en laissant votre système sympathique se mettre au repos (Référence à ce que je vous avais évoqué sur la neurophysiologie) et en activant votre système parasympathique (neurovégétatif) qui active votre digestion. Pour activer ce système neurovégétatif, il suffit simplement de relâcher le corps.

voyage culinaire hypnotique

Si vous mangez en état sympathique (système activé en état de stress, par exemple, vous êtes en train de recevoir des appels, de regarder votre ordinateur, d’entendre un brouhaha ambiant…), et bien dites-vous que tout ce que vous mangez ira directement dans vos réserves (Et quelles sont vos principales cellules de réserve ? : vos adipocytes !) car votre digestion n’est pas activée dans cet état. En activant votre système parasympathique (et donc en étant relâché, calmé), vous activez votre digestion et tout ce que vous mangez est métabolisé jusqu’au moment où les signaux internes de satiété vont apparaître. Le rassasiement est une sensation subtile, d’où l’importance du calme ambiant car la cacophonie brouille les sensations alimentaires perçues par le système limbique.

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Le voyage culinaire

Voilà maintenant que vous venez de créer vos propres lunettes pour observer le monde qui vous entoure, que vous avez commencé à modifier votre propre langage intérieur et que vous êtes à l’écoute des signaux internes de votre corps, nous allons pouvoir commencer notre VOYAGE CULINAIRE.

LE DÉPART

Voilà je ne sais pas quelle destination vous venez de choisir, peut-être l’Asie avec ses saveurs épicées et pimentées qui font danser nos papilles, peut-être une île paradisiaque en plein milieu de l’océan Indien où vous trouvez une multitude de fruits multi vitaminés, peut-être l’Afrique ou un pays méditerranéen avec ses plats ensoleillés sucrés-salés et ses aromates, peut-être un pays plus nordique avec ses délicieux poissons frais ou peut-être que vous avez décidé de rester en France et de rejoindre un petit endroit agréable où vous vous sentez si bien.

Vous venez peut-être de fermer les yeux et de visualiser ce petit lieu qui vous attend, que vous connaissez ou que vous allez découvrir… 

Vous avez peut-être choisi de prendre l’avion, le train, le bateau, votre véhicule, votre camping-car ou je ne sais quel autre moyen de transport plus original…. peut-être sur une bicyclette volante… Faites-vous plaisir !

Maintenant laissez votre inconscient s’installer sur le siège

 « Prenez conscience des points de contact de votre corps sur la surface sur laquelle vous êtes posés, du relâchement de l’ensemble de vos muscles depuis le haut de votre tête en passant par tous les muscles de votre visage puis les muscles de votre nuque, de vos épaules, l’étalement de votre dos et de vos jambes jusqu’à la relaxation complète de vos bras libérant ainsi votre respiration. Puis, il est possible de laisser votre ventre se gonfler pour mieux apprécier le souffle que cela va générer. Ces mouvements d’inspiration et d’expiration sont si bénéfiques pour votre corps.

Et plus vous respirez ainsi, plus vous réalisez que votre voyage culinaire va commencer ou qu’il a déjà commencé ».

L’ARRIVEE

Ça y est, vous y êtes, eh oui déjà, l’inconscient perd la notion du temps et de l’espace quand il rentre dans cet état de vigilance modifiée.

Vous êtes peut-être sur cette plage à déguster vos crustacés, vous êtes peut-être sur cette jolie table de restaurant où vous respirez les agréables odeurs des plats qui sont en train d’être concoctés en cuisine, vous êtes peut-être attablés avec vos proches et ces saveurs vous rappellent tant de souvenirs d’enfance, de ce plat peut-être salé, peut-être sucré que votre maman cuisinait avec amour et bienveillance. Sans vous en rendre compte, votre inconscient vient de plonger au cœur de votre assiette, admirant les merveilleuses couleurs de ces aliments disposés si joliment, pendant que les délicates odeurs se diffusent et parviennent à votre nez, laissant votre corps ressentir ces agréables vibrations internes. Il a comme une explosion d’informations parvenant à votre cerveau.

L’équilibre de votre fourchette porte l’aliment à votre bouche puis vient le temps de croquer, de mâcher jusqu’à liquéfier chaque aliment permettant de libérer chaque saveur afin de décrypter les messages cachés. Plus le temps en bouche est long, plus les informations vont être transmises à votre cerveau. L’inconscient, lui se nourrit de toutes ces belles sensations et déguste vos émotions en prenant le temps. De nouvelles connexions neuronales sont en train de se créer. ».

Ce voyage peut se faire hors du temps, hors de l’espace, dans votre bulle à l’écoute de ces multiples signaux internes.

On oublie souvent de sentir l’odeur de nos aliments, de nos plats alors qu’il y a un intérêt majeur pour nos émotions. Savez-vous que le nerf olfactif est la seule paire crânienne allant directement au Thalamus (qui appartient à ce système limbique ou cerveau émotionnel !) ? Pensez à la fameuse madeleine de Proust à la recherche du temps perdu où Marcel Proust replonge dans son enfance grâce à l’odeur de ces petits gâteaux moelleux.

Est-ce que vous savez qu’il faut 21 jours pour qu’une habitude devienne automatique ? Et ici quelle jolie habitude que de prendre le temps de se faire plaisir en mangeant, de ressentir intérieurement ce plaisir !!

LE RETOUR

Et quoi qu’il en soit, « tout plaisir a une fin » comme tout voyage a son retour. Mais ce voyage a une jolie particularité, c’est que vous pouvez y retourner dès que votre corps vous envoie les signaux.

Il est donc primordial maintenant que je vous parle de cette bouchée sans plaisir à rechercher. Vous savez, il y a toujours ces petits moments dans un voyage, où l’on repense à notre chez nous, à notre lit, à nos petites habitudes, à nos proches, où l’on prend moins de plaisir à être si loin et où l’on souhaite retourner à la maison. Je sais que ce n’est pas toujours évident de rentrer d’un voyage mais….

voyage culinaire hypnotique

Finalement revenir pour mieux repartir… On peut à nouveau se remettre à programmer de nouveaux voyages, de nouvelles destinations.

Finalement en repérant cette bouchée indifférente, c’est que votre corps est en train, encore là aussi, de vous donner un message. Au-delà, les sensations plutôt désagréables apparaissent (Vous savez ces petits ballonnements, le besoin de déboutonner son pantalon, parfois des sensations d’écœurement…).  C’est à partir de ce moment-là que l’on parle de rassasiement. Celui-ci intervient quand on sent qu’on a eu sa dose au niveau du plaisir lié au repas.

On parle de poids régulé, lorsqu’on s’alimente en fonction de l’écoute de nos sensations alimentaires : manger quand on a faim, s’arrêter quand on est rassasié (plaisir et satiété).
Le Set Point est le poids de référence de la personne. Il est probablement inscrit dans nos structures thalamiques, on ne peut pas le déterminer directement, sauf si on est un individu avec un poids régulé.

La surconsommation consiste à manger au-delà de ses besoins énergétiques (plus que ses dépenses), c’est-à-dire manger plus que sa faim.

Il faut savoir que si vous mangez au-delà de ce rassasiement et bien tout le reste ira en réserve bien au chaud dans vos petits adipocytes !

Petite parenthèse : L’être humain est génétiquement moins préparé à résister face à l’excès plutôt qu’au manque. De tout temps, l’homme a été confronté à des périodes de famines mais n’a pas été confronté à des périodes où il était en excès d’où l’apparition de maladies métaboliques, de toutes ces maladies de civilisation (maladies cardio-vasculaires, maladies dégénératives, maladies auto-immunes).

Les bienfaits du voyage culinaire

Il parait que le voyage renferme un tas de bienfaits, il parait qu’il nous apprend à vivre dans le présent (D’ailleurs « Aujourd’hui est un cadeau c’est pour ça qu’on l’appelle présent »), à écouter nos besoins intérieurs, il paraît qu’il fait du bien à notre ouverture d’esprit, qu’on mange de la culture en découvrant tous ces pays… Il nous permet de sortir de notre zone de confort et de développer notre curiosité, nos capacités d’adaptation.

voyage culinaire hypnotique

On dit de lui qu’il est magique pour l’anxiété, qu’il libère les peurs et qu’il permet d’avoir confiance en nos capacités.

On peut apprendre de nouvelles langues et découvrir d’autres peuples, d’autres regards sur le monde, d’autres réalités !

Il parait que plus nous voyageons, plus nous développons un tas de trucs pratiques, plus notre sac à dos devient léger, plus nous apprenons à laisser de côté ce qui est inutile, ce qui est trop lourd à porter sur nos épaules et plus on se sent léger comme une plume, prêt pour une immersion totale.

Vous être peut-être amoureux de la nature et des grands espaces… Avec cette posture ouverte, allégée, vous êtes prêts à gravir vos montagnes, à dépasser vos limites, à sortir des sentiers battus…

Alors vous verrez, plus vous réaliserez de voyages culinaires, plus ce sera facile d’alléger ce poids émotionnel avant de partir, vous aurez le choix de choisir votre météo intérieure (peut-être un climat doux, paisible, ensoleillé), il y aura parfois peut-être quelques imprévus (comme dans tout voyage), quelques météos pluvieuses voir même quelques tempêtes avec quelques coups de tonnerres (sous-entendu des repas plus bruyants avec de nombreux stimulis extérieurs difficiles à contrôler) mais le voyage vous aura permis de vous adapter et de laisser passer ce qui est incontrôlable. J’espère que vous venez de faire un joli voyage culinaire…

Hypnose et outils PNL pour atteindre son objectif de perte de poids

Voici la 4ème partie de notre méthode alimentaire, la dernière de cette petite série !

J’espère que vous faites de jolis voyages culinaires et n’oubliez pas cette notion, il faut 21 jours pour qu’une habitude devienne automatique !

Nous allons maintenant parler du concept de soi grâce à des échelles utilisées en thérapies cognitivo-comportementales pour travailler votre bienveillance envers vous-même, l’affirmation de soin et aussi votre motivation ; Eh oui vous vous lancez dans un joli défi et pour cela vous avez besoin de durer dans le temps !

Développer sa bienveillance vis-à-vis de soi même

Pour cela, il va falloir développer votre bienveillance envers vous-même. Pensez-vous être votre meilleur ami intérieur ? Vous comportez-vous avec vous-même comme vous vous comportez avec votre meilleur(e) ami(e) ?

Vous allez peut-être me dire qu’il y a comme un combat intérieur en vous, comme s’il y avait ce petit côté angélique de vous-même qui représente la bienveillance, la joie, l’amour, la paix intérieure, la confiance, l’espoir, la motivation, l’envie… qui est parfois malmené par ce petit diablotin (qui lui est peur, exigence, perfectionnisme, remords, culpabilité…). Et ce dernier fait son apparition dans votre tête avec toutes ces petites pensées diaboliques que vous n’arrivez plus à contrôler. 

Mais vous allez me demander, qui va gagner ? L’ange ou le diablotin ?

Eh bien : « celui que vous nourrissez ! ». Chaque jour, vous avez le choix de nourrir celui que vous désirez. Imaginez l’endroit où vous souhaitez faire voler votre ange, là où vous voulez faire disparaitre votre diablotin ? Quel espace de liberté vous offrez à votre ange ? Imaginez-le voguer dans un espace grandissant sans limite avec les ailes bien déployées sous un ciel coloré, pendant que vous avez envoyé à des milliers de kilomètres ce diablotin.

En apprenant déjà à repérer les situations où vous vous n’êtes pas bienveillant envers vous-même : les actes, les pensées, les jugements, les exigences, les évitements, les fuites…

En réparant vos pensées automatiques, vos biais cognitifs (cf ce que l’on a déjà évoqué) et en laissant la rumination de côté, vous êtes déjà en chemin vers la bienveillance.

Et tout simplement prendre quelques minutes pour observer ces situations de malveillance, ce que vous êtes entrain de faire ou de penser et vous posez la question « Ce que j’aurai pu faire ou penser à la place ? » 

Les émotions principales

On peut évoquer 5 émotions principales :

  • La tristesse
  • La peur
  • La colère
  • La culpabilité
  • La honte

La tristesse, la peur, la colère ont toutes les 3 une utilité.

La tristesse a une fonction consolatrice, une fonction réparatrice et une fonction d’apprentissage. Finalement elle permet de nous faire cicatriser un chagrin (à condition de ne pas s’enliser dans cette tristesse).

La colère nous permet de nous défendre (à condition de ne pas entrer dans la guerre).

La peur, elle nous permet de nous protéger à condition que le danger existe sinon on parle d’angoisse.

La culpabilité, elle, plombe dans le passé : Le remords (on se Re-Mord : sous-entendu la double peine) cherche à effacer le passé alors que c’est impossible. On peut évoquer le refus du principe de réalité, on est dans la non-acceptation.

La rumination

Ruminer, c’est se focaliser, de manière répétée, circulaire, stérile, sur les causes, les significations et les conséquences de nos problèmes, de notre situation, de notre état. Cette fameuse expression « j’ai les pensées qui tournent en boucle dans ma tête ».

Le pire dans tout ça, c’est que quand on rumine, on croit réfléchir, on croit que l’on va trouver une solution, mais on ne fait que s’embourber et s’abîmer.
La rumination amplifie nos problèmes et nos souffrances, réduit notre espace mental disponible pour tout le reste de notre vie (notamment pour les instants de bonheur). Vous alimentez le problème en lui donnant de l’énergie (Votre énergie qui est précieuse !). Et surtout, elle met en place de mauvais réflexes et de mauvaises habitudes et ne vous permet pas d’accepter ces difficultés et d’entrainer des changements.

C’est un peu comme si vous étiez votre propre jardinier intérieur, imaginez ce jardinier en train de prendre du temps pour arroser les mauvaises herbes et leur apporter de l’engrais alors qu’il y a un joli espace où de nombreuses graines ont été semées prêtes à germer. Petit à petit, si ces graines n’ont pas accès à l’eau, aux nutriments dont elles ont besoin pour leur croissance et bien elles ne donneront jamais vie à ces plantes et à ces fleurs qui n’attendent qu’à libérer leurs parfums. Et votre jardin sera envahi de toutes ces mauvaises herbes. Et l’on sait que certaines de ces mauvaises herbes se propagent très rapidement en étouffant tout ce qu’il y a autour et méritent d’être supprimées afin de laisser la place à vos cultures.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Xiaoer Tuina : une méthode naturelle pour prendre soin de vos enfants

« Je vous laisse peut-être fermer vos yeux et visualiser maintenant l’état de votre jardin intérieur tel qu’il est à l’heure actuelle, peut-être qu’il y a encore de nombreuses mauvaises herbes limitant les espaces de verdure, de plantation, de culture… Je vous laisse observer l’étendue de ce jardin et toutes les possibilités de transformation qu’offre cet espace de nature. 

Alors petit à petit, votre jardinier intérieur s’est peut-être déjà mis au travail et entreprend son désherbage en s’aidant de tous les outils dont il a besoin et dont il a maintenant à sa disposition. Et pendant qu’il effectue ces gestes, il est peut-être en train de se remémorer des moments de son enfance où peut-être son père, son grand-père effectuaient ces mêmes actions avec patience et bienveillance transformant le jardin en un petit coin de sérénité, révélant toute la diversité des plantes, des fleurs, des arbres et libérant ainsi toutes les couleurs et les odeurs.

Peut-être qu’un endroit de cet espace était dédié au potager et peut-être que vous êtes en train de vous souvenir de ces précieux conseils pour apprendre à travailler le sol, à choisir les fruits et les légumes qui y pousseront, les semer, les planter, les soigner, les multiplier et les récolter mais aussi les conserver, les cuisiner et déguster ces végétaux de saison.

Je vous invite maintenant à prendre le temps de profiter de votre jardin, d’observer ces graines qui germent pendant que vous arrosez ce terrain fertile, de ressentir l’énergie qui se diffuse et de respirer toutes ces senteurs. ».

Rentrez dans un état d’autohypnose est un excellent moyen pour se défocaliser du problème. Se dé focaliser du problème par l’action car ce qui aggrave  la rumination c’est l’immobilité.

Agir, sortir, parler, s’engager dans une autre activité (une activité que vous aimez) pour qu’il n’y ait pas que cela à votre conscience.
Quand la rumination arrive, observez comment elle peut passer au second plan si vous arrivez à vous absorber dans une autre activité. Au début, cela vous demandera un peu d’effort puis cela deviendra vite un automatisme.

La méditation pleine conscience

Petite parenthèse sur la  méditation de pleine conscience qui a pour but l’acceptation sans rejet de la rumination. Accepter que mes ruminations soient présentes à mon esprit mais ne pas les laisser seules : les accompagner de la conscience de mon souffle, de mon corps, des sons, de la conscience de tout ce que je suis et de tout ce qui m’entoure.
Cela demande un entrainement régulier mais qui est très efficace à long terme.

A côté de cette bienveillance envers vous-même, il y a un travail d’estime de soi à réaliser

L’estime de soi est définie comme le jugement ou l’évaluation que l’on fait de soi-même, de sa valeur personnelle.

De façon plus simplifiée, c’est prendre conscience de ses valeurs

En répondant à cette échelle d’estime de soi de Rosenberg, vous pourrez ainsi obtenir une évaluation de votre estime de soi.  Ensemble de 10 questions où vous répondez de 1 à 4 (1 tout à fait en désaccord, 4 tout à fait en accord).

Toutes les échelles seront téléchargeables ici pour que vous puissiez vous amuser à les faire !

Puis vient également un travail d’affirmation de soi à réaliser.

L’affirmation de soi peut se définir comme un comportement qui permet à une personne d’agir au mieux de son intérêt, de défendre son point de vue sans anxiété excessive, l’expression efficace sincère et directe de ce que l’on pense, ce que l’on veut, ce que l’on ressent et d’exercer ses droits sans dénier ceux des autres.

Dans la composante cognitive associée au manque d’affirmation de soi, on retrouve de nombreuses peurs qui sont les obstacles majeurs pour les personnes qui n’arrivent pas à s’affirmer : Peur de blesser / Peur du conflit /Peur d’avoir l’air ridicule/ Peur de mal faire/ Peur d’être différent/ Peur du jugement / Peur de ne plus être aimé

Eh oui, il faudra oser !!! Oser dire non, oser manger quand vous avez faim alors que votre conjoint n’a pas faim, oser parfois refuser un dessert préparé par un proche, oser ne pas finir votre assiette, oser faire une collation si vous avez faim dans l’après-midi… Et en étant recentré sur vos propres besoins, vous n’aurez peut-être plus autant de temps pour vous préoccuper de resservir tous les membres du repas, pour être à l’écoute de toutes les demandes qu’il y a autour de vous.

Evoquons la position passive et la position agressive en psychologie.

La position passive consiste à être à l’écoute des besoins des autres au dépend parfois des besoins de soi-même.

La position agressive c’est prendre soin de ses besoins indépendamment des autres, sans être à l’écoute.

Le but est de trouver un équilibre entre les deux, on parle de position affirmée : on ne cherche pas à gagner par rapport à l’autre.

L’affirmation de soi n’est donc pas une qualité de la personne, mais un comportement, un axe de conduite qui se travaille et s’apprend.

Il y a l’échelle d’évaluation de l’affirmation de soi de rathus que vous pouvez faire si ça vous intéresse pour en savoir plus sur vous !

Travail de la motivation intérieure

Qu’est-ce que la motivation intérieure ?

C’est une force psychologique consciente ou inconsciente qui incite l’individu à agir de telle ou telle façon.

Tout d’abord, il est important de travailler sur son sentiment d’efficacité personnelle.

Il existe une échelle d’évaluation du sentiment d’efficacité personnelle « self-efficacy » qui est un concept qui désigne les croyances d’une personne sur sa capacité d’atteindre des buts ou de faire face à différentes situations. Ce sentiment constitue un déterminant important de la motivation à agir et de la persévérance vers des buts.

C’est une échelle psychométrique de 10 éléments qui est conçue pour évaluer les croyances positives pour faire face à une variété de demandes difficiles dans la vie. Pour simplifier, elle évalue votre optimisme.

La voici, 1 = Pas du tout vrai 2 = à peine vrai 3 = Moyennement vrai 4 = Totalement vrai

  1. J’arrive toujours à résoudre mes difficultés si j’essaie vraiment
  2. Si quelqu’un s’oppose à moi, je peux trouver une façon d’obtenir ce que je veux
  3. C’est facile pour moi de maintenir mon attention sur mes objectifs et de les accomplir
  4. J’ai confiance dans le fait que je peux faire face efficacement aux événements inattendus
  5. Grâce à ma débrouillardise, je sais comment faire face aux situations imprévues
  6. Je peux résoudre la plupart de mes problèmes si j’investis les efforts nécessaires
  7. Je peux rester calme lorsque je suis confronté(e) à des difficultés car je peux me fier à mes compétences pour faire face aux problèmes
  8. Lorsque je suis confronté(e) à un problème, je peux habituellement trouver plusieurs solutions
  9. Si je suis « coincé(e) », je peux habituellement penser à ce que je pourrais faire
  10. Peu importe ce qui arrive, je suis généralement capable d’y faire face.

Alors quel est votre degré d’optimisme ?! 😉

A quel stade du changement vous trouvez-vous ?

  • 1er stade : la pré contemplation (ou non implication) « pré intention »

La personne ne remarque pas qu’elle a un problème donc n’a pas l’idée de changer.

« Je mange à n’importe quelle heure de la journée mais de toute façon je ne crois pas que l’alimentation a un rôle pour notre santé mentale et physique »

  • 2ème stade : la contemplation ou adhésion à l’information « intention »

La personne reconnaît qu’il a un problème, pèse le pour et le contre du changement, mais n’est pas encore prêt à changer.

« Je sais que je grignote trop, mais je ne vais pas changer mon seul plaisir dans la vie »

Je ne pense pas que vous en soyez à ces 2 stades car vous ne seriez pas en train de regarder ma vidéo. 😉

  • 3ème stade : la préparation (décision d’un changement)

La personne se prépare à changer, elle est moins ambivalente, elle prend la décision effective de changer.

« J’ai décidé d’entrainer un changement dans mes comportements alimentaires »

  • 4ème stade : l’action (initiation du changement)

Le changement devient réel et on peut l’observer, elle met en place les techniques pour changer.

« Je suis recentrée sur ma faim depuis plusieurs semaines maintenant »

  • 5ème stade : la maintenance (maintien du changement)

C’est le stade de consolidation et de résistance aux rechutes

Ce qui m’amène à vous parler des rechutes et surtout à les dédramatiser et à déculpabiliser ! Rechute ne veut pas dire chute !

Elles peuvent survenir à n’importe quel moment mais cela ne veut pas dire qu’on rechute tout en bas. La rechute signifie qu’on revient à un comportement d’un niveau précédent. Ce n’est pas par manque de volonté que l’on rechute, mais parce qu’on peut tomber dans une « situation piège » ou quand on n’est pas assez préparé. Il faudra anticiper ces situations pièges (parfois avec l’aide d’un thérapeute).

On parle de « dégagement » ou de « liberté » lorsque le comportement sain devient une habitude.
La progression n’est pas forcément linéaire : ça peut monter, stagner, descendre, remonter, restagner, etc. On peut donc revenir à une décision, une action, un maintien mais le principal c’est d’arriver à votreobjectif.
 

Qu’est-ce qui vous motiverez à changer ?

Vous pouvez commencer par lister l’éventail des raisons positives à négatives à changer et à ne pas changer (renforçateurs, raisons de maintien).

-Dans le passé :

Vous souvenez-vous de l’époque où cela allait bien pour vous sur le plan alimentaire ? Qu’est-ce qui a changé ?

– Dans le futur :

  • En quoi aimeriez-vous que votre vie soit différente de ce qu’elle est actuellement ?
  • Comment aimeriez-vous que soit votre vie dans quelques mois ou quelques années ?
  • Si vous pouviez faire un changement immédiatement, d’un coup de baguette magique, qu’est-ce que vous souhaiteriez changer ?
  • Qui pourrait vous aider de façon efficace pour réussir à faire ce changement ?
  • Si vous décidiez de changer, quels seraient les moyens efficaces pour vous ?
  • Sans s’occuper pour l’instant du comment, que souhaiteriez-vous qu’il arrive ?

L’art de s’imaginer dans le futur (plus ou moins proche)

Pour vous, souhaitez-vous que le passé détermine le présent ? Que le présent détermine le futur ou que le futur détermine votre présent ? 

Imaginez si vous arriviez à atteindre votre objectif, peut-être à atteindre cette liberté dans votre relation avec l’alimentation, peut-être à retrouver votre poids de forme…

Quelles conséquences pourra-t-il y avoir sur vous ? Sur votre manière de penser, sur votre manière d’être, d’agir, sur l’image que vous avez de vous ?

« Je vous laisse prendre une position confortable, agréablement confortable, progressivement pendant que le rythme de votre corps se relâche, pendant que le rythme de votre respiration s’équilibre… il est probable qu’une partie de votre inconscient soit déjà bien loin, dans un état de conscience modifié, peut-être qu’une autre partie de votre inconscient continue à m’écouter mais vous êtes tenté de rejoindre cette partie qui est déjà si loin, bien loin, ailleurs. Et cette partie de votre inconscient est déjà sur le point de vous imaginer dans quelques semaines, dans quelques mois avec votre objectif atteint.

Imaginez si vous arriviez à atteindre votre objectif, peut-être à atteindre cette liberté dans votre relation avec l’alimentation, peut-être à retrouver votre poids de forme…

Dans notre cerveau, on dit que les choses sont reliées entre elles parce que quand on change à un endroit, cela change à d’autres endroits. Quand on a appris à être plus flexible dans un comportement à un certain niveau, cela permet d’accéder à cette flexibilité dans d’autres domaines.

Quelles conséquences pourra-t-il y avoir sur vous ? Sur votre manière de penser, sur votre manière d’être, d’agir, sur l’image que vous avez de vous ? Je vous laisse prendre le temps d’observer toutes les modifications, tous les changements que cela génèrerait. Vous êtes peut-être entrain déjà de vous observer dans votre vie personnelle dans quelques mois, vous vous observez d’abord seule devant votre miroir, dans une tenue que vous aimez porter.

Vous prenez le temps de ressentir cette légèreté dans votre esprit, ce bien-être dans votre corps, dans vos gestes, dans votre posture puis dans votre marche. Vous pouvez même vous surprendre à sentir votre inconscient vous entrainer dans cette légèreté encore plus grande et vous élevez comme pour prendre de la hauteur et aller observer tous les changements que cela entraine autour de vous. Et vu du ciel, vous pouvez même vous observer au milieu de vos proches, à la maison puis dans vos activités habituelles et même peut-être dans de nouvelles activités que vous découvrez dans ce nouveau corps… Il paraît que vu du ciel, on accède à cette belle et grande perspective et tout est accessible à votre regard. Vous avez cette vue d’ensemble. ».

Voilà nous venons de terminer cette première série de 4 vidéos mais je vous en réserve d’autres. Ces premières vidéos parlaient surtout de votre comportement alimentaire,  les prochaines seront consacrées à l’aspect micronutritionnel de votre alimentation ! Vous mangez peut-être bien diversifié mais mangez-vous bien équilibré en valeur miconutritionnelle ? Je tenterai avec mon approche de médecin généraliste et micro nutritionniste de vous expliquer ce qu’est une assiette à grande valeur nutritionnelle ! Pour cela nous ferons un bilan de ce que vous mangez dans votre quotidien à l’aide de questionnaires, cela vous permettra de réaliser et d’entrainer des changements si besoin.

2 commentaires sur “Comment l’hypnose peut vous accompagner dans votre perte de poids”

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